Media Releases

Les cliniques canadiennes de FIV continuent à améliorer la sécurité des patients et leur degré d’efficacité en réduisant le taux de naissances multiples post-FIV pour atteindre un plancher historique de 7.9 %, tout en faisant grimper le taux de grossesses cliniques après le premier transfert d’embryon à 39.7 % chez les femmes de tous âges. (Septembre 2018)

Montréal, QC – Les résultats des traitements de fécondation in vitro (FIV) pour 2017 et les données concernant les naissances issues de la FIV en 2016 ont été présentés à la Réunion de la Société canadienne de fertilité et d’andrologie tenue récemment à Montréal, au Québec.

Trente-six centres de FIV au Canada soumettent volontairement leurs données au Registre canadien de procréation assistée (CARTR) Plus, géré par le Registre et Réseau des Bons Résultats dès la naissance (BORN) Ontario. En unissant leurs forces, ces deux entités sont maintenant en mesure non seulement de fournir les résultats des traitements, mais aussi de suivre les enfants nés de la FIV, bien que seulement ceux nés en Ontario pour l’instant. Il est à espérer que d’autres provinces se joindront à BORN afin que des statistiques nationales précises soient disponibles à l’avenir.

Le nombre de cycles de FIV a augmenté en Ontario et diminué au Québec, en grande partie en fonction de la disponibilité ou de l’absence de financement. Dans l’ensemble, il y a eu une légère augmentation du nombre de cycles initiés (33 092). « Nous sommes fiers d’annoncer qu’en 2017, au Canada, le taux de grossesses multiples à la suite de traitements de FIV a été abaissé à un plancher historique de 7.9 % (contre 32 % en 2009) », a déclaré le Dr Albert Yuzpe, président du Groupe des directeurs médicaux de FIV et ex-président de la SCFA.

Le type de services de technologies de procréation assistée (TPA) utilisés par les Canadiens continue à évoluer et touche désormais nombre de femmes désireuses de préserver leur fertilité pour des raisons sociales (personnelles). De plus, la congélation d’ovules chez les femmes subissant des traitements contre le cancer ou d’autres problèmes de santé susceptibles de compromettre leur fertilité est devenue plus accessible à la population en général.


Une étude scientifique approfondie de la pratique, en augmentation constante, de la congélation des ovules pour des raisons « sociales » donne lieu à 12 recommandations claires pour les femmes dans la vingtaine et la trentaine

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
12 mars 2018

Dans le numéro de mars du Journal d’obstétrique et gynécologie du Canada (JOGC), la Société canadienne de fertilité et d’andrologie (SCFA) et la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) ont fait paraître leurs directives concernant la congélation des ovules, en réponse à une tendance chez les jeunes femmes de congeler leurs ovules comme moyen de préserver leur fertilité.

Au Canada, l’âge moyen où les femmes donnent naissance à leur premier enfant augmente, et plus de la moitié de toutes les naissances surviennent chez les femmes de plus de 30 ans. Le report de la maternité a augmenté la probabilité que les femmes puissent atteindre un âge où la qualité et la quantité de leurs ovules rendent la conception naturelle difficile. En conséquence, de nombreuses femmes s’informent au sujet de la congélation des ovules auprès des médecins.

« Ce qu’on appelle la congélation des ovules pour des raisons « sociales » a suscité une controverses ces dernières années, lorsque des entreprises telles que Facebook et Apple ont donné à leurs employées la possibilité de faire congeler leurs ovules et leur ont offert des avantages sociaux si elles choisissaient de reporter le moment de concevoir », dit Mark Evans, directeur général de la SCFA.

Grâce à la base de données CARTR-BORN, la SCFA est en mesure de connaître les résultats des technologies de procréation assistée. Selon le Dr Jason Min, président de la SCFA, « le nombre de cycles de congélation d’ovules pour des raisons sociales croît chaque année depuis 2013 et il représente maintenant près de 2 % de tous les cycles de FIV effectués au Canada. »

Bien que le nombre total des cycles demeure peu élevé, la SCFA et la SOGC s’attendent à ce que la tendance se maintienne et elles estiment important que les femmes disposent des meilleures informations disponibles lorsqu’elles planifient une grossesse, en particulier lorsque celle-ci implique le recours à des technologies de procréation assistée comme la congélation d’ovules. Les directives énoncent une série de 12 recommandations portant sur des questions telles que l’âge optimal, les risques et avantages ainsi que les chances de succès.

« En moyenne, entre 80 % et 90 % des ovules survivent à la décongélation, de 70 % à 80 % sont fécondés et seulement un sous-groupe d’embryons donneront lieu à une naissance vivante, explique le Dr Neal Mahutte, président du Comité des directives de pratique clinique de la SCFA. « Il ne fait aucun doute que l’âge auquel une femme congèle ses ovules, et le nombre des ovules congelés, affectent les taux de succès de la FIV. Cependant, les femmes qui choisissent de congeler leurs ovules pour des raisons sociales doivent comprendre que ce qu’elles préservent est une chance d’avoir un enfant plus tard avec leurs propres ovules, et qu’il ne s’agit pas d’une garantie. »

Les recommandations ont été élaborées par un comité conjoint de la SCFA et de la SOGC, qui a effectué une étude exhaustive des recherches publiées sur ce sujet. Ce document devrait constituer un outil important pour les médecins de famille, les obstétriciens, les fertologues et les patientes.


Les naissances multiples résultant de FIV diminuent à un taux historique de 9.7%
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
23 octobre 2017

Vancouver, CB – Les résultats des traitements de FIV au Canada pour l’année 2016 et le nombre des naissances issues de la FIV en 2015 ont été présentés à la dernière Réunion de la Société canadienne de fertilité et d’andrologie, tenue à Vancouver, en CB.

Chacun des 34 centres de FIV au Canada, sauf 1, ont soumis leurs données volontairement au Canadian Assisted Reproduction Registry (CARTR), géré par BORN Ontario. En s’associant, ces deux entités sont désormais en mesure non seulement de fournir les résultats des traitements, mais aussi d’assurer un suivi des enfants issus de la FIV – seulement de ceux nés en Ontario pour l’instant.

Nous espérons que d’autres provinces collaboreront avec BORN pour fournir à l’avenir des statistiques nationales exactes.

Les chiffres qui suivent représentent des données agrégées pour toutes les cliniques. Les statistiques concernant les cliniques individuelles doivent être recueillies directement auprès de ces cliniques. Pour interpréter les données des cliniques individuelles, il est essentiel de tenir compte du fait que la clientèle spécifique de chaque clinique varie considérablement et peut donc expliquer les variations dans les résultats. Par exemple, certaines cliniques attirent une proportion plus grande de femmes plus âgées, alors que d’autres attirent des patientes ayant obtenu des résultats mitigés dans les passé, etc. Par conséquent, simplement comparer les résultats d’une clinique à l’autre peut être trompeur.

« Il y a eu une diminution significative du taux de grossesses multiples depuis que les Directeurs médicaux des cliniques de FIV se sont engagés auprès de l’Agence canadienne de contrôle de la procréation assistée à réduire le taux de grossesses multiples au Canada, qui s’élevait à 32 % en 2009. Nous sommes fiers d’affirmer que le taux de grossesses multiples au Canada était de 9.7 % en 2016, soit le taux le plus faible jamais obtenu par suite de traitements de FIV au Canada, et ce tout en conservant un taux élevé de grossesses cliniques », a déclaré le Dr Albert Yuzpe, président du Groupe des Directeurs médicaux des cliniques de FIV et ex-président de la SCFA.

Le Dr Min, président de la SCFA a déclaré que « d’énormes progrès ont été accomplis dans la collecte des résultats, ce qui nous permet d’améliorer la qualité des services prodigués à nos patients. La SCFA continuera de collaborer avec toutes les parties prenantes, y compris les professionnels dans le domaine de la fertilité, les patients et les gouvernements, afin de promouvoir des soins de fertilité sûrs et efficaces pour tous les Canadiens. »

Messages clés de la 63e Réunion annuelle de la SCFA

Traitements de FIV et résultats pour 2016

  • 15 344 cycles de IVF ont été initiés, dont 55% en Ontario, 14% au Québec et 31% dans le reste du Canada
  • 2 801 cycles avec ovules de donneuse ont été effectués (754 avec des ovules frais et 2 047 avec des ovules ou des embryons congelés)
  • 7 170 grossesses cliniques issues de traitements de TPA (tous des cycles post TPA) se sont poursuivies, dont 697 grossesses multiples

Naissances issues de la FIV en 2015

  • 6 379 bébés sont nés à la suite de traitements de FIV en 2015
  • Il y a eu 5 658 naissances uniques et 1 358 naissances gémellaires
  • Taux de naissances vivantes par transfert d’embryon(s)
    • chez les femmes de moins de 35 ans – 40.6 %
    • chez les femmes de 35-39 ans – 32.8 %
    • chez les femmes de 40 ans et plus – 19.1%

En 2015, le nombre de cycles de FIV rapportés a été de 16 635.  Le nombre de cycles de FIV effectués au Canada a chuté en 2016 en raison de variations régionales dans le financement. Le Québec a mis fin au financement de la FIV à la fin de 2015, alors que l’Ontario a commencé à financer un seul cycle de FIV. Au même moment, le nombre de transferts d’embryons congelés est passé de 9 526 cycles en 2015 à 12 071 cycles en 2016. L’augmentation du nombre de cycles avec transfert d’embryons congelés peut être attribuée à un changement dans les stratégies de traitement clinique, y compris une importance accrue accordée au transfert d’un embryon unique et au dépistage chromosomique des embryons, qui exige la congélation des embryons testés jusqu’à ce que les résultats soient disponibles. Ceci est suivi, en général, par le transfert d’un embryon unique, chromosomiquement normal, lors d’un cycle menstruel subséquent.

Le type de technologies de procréation assistée (TPA) auxquelles les Canadiens font appel se modifie. Plus de patients que jamais ont recours au dépistage génétique – 4 475 cycles rapportés en 2016, soit près du double de ceux rapportés en 2015 (2 355 cycles).

Par ailleurs, davantage de Canadiennes en âge de procréer, à qui on diagnostique un cancer, font appel aux services de préservation de la fertilité et choisissent de faire congeler leurs ovules ou leurs embryons dans l’espoir d’avoir un enfant après avoir survécu au cancer. En 2016, 378 femmes ont fait congeler leurs ovules pour des raisons médicales, alors que seules 190 femmes l’avaient fait en 2015. La Société constate cette tendance avec plaisir, mais elle a reconnu que d’importants obstacles financiers subsistent et que de nombreuses femmes ignorent encore les options qui s’offrent à elles.

On a assisté également à une augmentation modeste du nombre de Canadiennes qui ont fait congeler leurs ovules pour des raisons non médicales (raisons sociales) : 132 (2013), 174 (2014), 280 (2015) et 325 (2016). On s’attend à ce que leur nombre augmente de façon significative au fur et à mesure que les femmes seront informées de cette possibilité et que ces services, ainsi que leur coût, deviendront plus accessibles.

Le recours aux donneuses d’ovules est de plus en plus fréquent au Canada. Cependant, lorsque des ovules frais sont utilisés, l’augmentation du nombre de cycles a été modeste, passant de 722 cycles en 2015 à 754 cycles en 2016. Il est certain que les lois restrictives interdisant la rémunération des donneurs et donneuses découragent cette pratique au Canada. En revanche, le nombre de cycles impliquant des ovules congelés a grimpé de 25 %, passant de 1 646 cycles en 2015 à 2 047 en 2016.

L’utilisation de mères porteuses est en augmentation constante, avec 533 cycles en 2015 et 639 cycles en 2016. Comme pour le don d’ovules, des lois restrictives interdisent la rémunération des mères porteuses. De nombreuses femmes qui ont besoin d’une mère porteuse ont de la difficulté à trouver une mère porteuse canadienne pour cette raison. Nous espérons que Santé Canada réévaluera le statut de la rémunération du don d’ovules et de la maternité de substitution lors de ses délibérations en cours à ce sujet.